A Single Man

Mardi soir j’ai eu la chance d’assister à l’avant-première de  » A Single Man » de Tom Ford , Tom Ford le type qui a fait rêver les années 2000 et qui a prouver au monde entier qu’une marque de luxe pouvait être « marketée » des pieds à la tête, Tom Ford, le type qui transforme en succès tout ce qu’il touche, Tom Ford, le type qui t’a fait aimer le monogramme et la touff en G .

Je ne vais pas épiloguer ni vous faire un flashback express, tout le monde connaît Tom Ford et son travail passé, son grand retour sur la scène masculine puis aujourd’hui la sortie de son premier film en tant que réalisateur … non, je suis là pour vous parler du film, de cette merveille si touchante  et boulversante.

Adaptée de l’oeuvre de Christopher Isherwood, « A single man » traite de  la détresse d’un homme face à la mort de son compagnon de longue date, de son combat contre la vie, contre la mort qui l’entoure et des divers événements qui l’amèneront à se demander si il est possible de continuer. Colin Firth y interprète pour moi un de ses, si pas son plus beau rôle, percutant et perturbant loin de tout les clichés niais, vulgaires et déroutants de l’homosexualité.
Julianne Moore, la meilleure amie (bon je n’avais pas dit zéro cliché), est incroyablement belle et d’une présence époustouflante son rôle lui colle à la peau … le tout se passe dans une Amérique des années 60, obnubilée par les communistes et le gazon tondu au millimètre près.

Deux choses sont primordiales à ce film:

  1. L’esthétisme, on voit que nous avons à faire à un professionnel en la matière, chaque plan est étudié avec minutie pour exploiter l’effet à son maximum, outre les costumes juste sublimes du Professeur Falconer  (à 99% du Tom Ford ), la beauté va au-delà, l’architecte, la composition des scène ainsi que les flashback, les ralentis, les focus sur détails,etc… Il faut dire qu’avec pour cadre une population n’aspirant qu’à la perfection extérieur, on ne pouvait qu’être comblé.
  2. La musique d’Abel Korzeniowski et Shigeru Umebayashi, enfin un film où on ne nous ressort pas le best of de tel ou tel artiste avec 5 chansons à la minute, ici elle est instrumentale, poignante, palpitante et véhicule toute l’émotion. J’ai toujours pensé qu’un film avec sa propre musique originale était beaucoup plus impactant, regardez les films d’Hitchcock, vous trouvez qu’ils font peur ? non et pourtant la musique  véhicule une telle pression , un tel stress que c’est quasi insoutenable.

Vous ne ressortirez pas heureux de la projection ni avec l’envie d’aller partager vos souvenirs de flûte et de camps d’été avec vos potes, à la limite vous bourrer la gueule si vous avez une tendance facile à la dépression, que vous êtes célibataire et alcoolique  … bien que d’avoir un conjoint n’arrange pas les choses, vous rentrez un peu déboussolé et l’autre que vous n’avez pas vu depuis deux jours vous dit:
- « Oh Putain, tu as la coupe de Dave! »
- « …BONNE NUIT !!!! »




Le Trailer parle de lui-même, en un minute vous pouvez ressentir l’intensité du film.

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4 commentaires pour cet article

    Eric le 11/02/2010 à 17:19

    Je le mets dans mes films à voir.

    Jonathan le 11/02/2010 à 20:38

    Franchement ! FONCE le voir dès qu'il sort!!!

    Nathalie le 12/02/2010 à 01:59

    Puisque cette notre vie, on se débrouillera pour le voir à deux, c'est promis. Je suis de nouveau ton amie célibataire et alcoolique (enfin plus tant que ça, je dois me remettre au travail). J'ai hâte ! PS: Si tu as la coupe de Dave, je vais chez le juge et j'augmente ma pension alimentaire, je ne peux pas tolérer ça !

    Jonathan le 12/02/2010 à 12:24

    :D :D :D ahahhahahha C'est bon là je les ai lavé et ils sont bouclés à nouveau ! abandonne tes poursuites .... de toute manière elle se solderont par un non lieu !

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