Comment une prostituée a influencé ton look

Conte de fée des temps modernes, ce film diffusé plus de deux milles trois cents  cinquante quatre fois et réalisé par Garry Marshall fait partie de ceux qui marquent une époque à jamais.

Sorti en 1990 il représente l’aboutissement des eighties, opulence et  milliardaires de moins de 35 ans,  palaces, voitures de sports aux lignes angulaires et costumes amples, tout est fait pour  nous tailler un descriptif complet de ce qu’ont été ces fameuses années… Le mur de Berlin et le communisme venaient de s’effondrer, la mondialisation entrait en scène.

Ce que l’on retient le plus, outre l’histoire d’amour improbable entre les deux protagonistes, est bien évidemment l’allure, Julia Roberts fraîchement débarquée en pseudo Madonna des quartiers chauds n’a jamais été aussi bien dans une robe à 10$ que dans une autre à 10,000$, toutefois elle convainc difficilement en fille vulgaire aux traits parfaits et au sourire aussi blanc.

Ses looks, jeans blazer, tailleur bermuda ou encore chemise d’homme nouée et jupe ultra moulante ne seraient rien sans sa crinière (pas si rousse que çà) lâchée au naturel.

Vous ne me contredirez pas si je dis qu’aujourd’hui bon nombre de filles et femmes reprennent ces inspirations pour qu’en 2012, 20 ans plus tard on ressorte de l’armoire familiale le look idéal.  Même si Julia Roberts n’est certainement pas la première à avoir porté ces looks, l’ampleur du film sur ton cerveau fut tellement importante qu’elle a réussi au bout de 20ans à t’inspirer.

Aujourd’hui le mythe de la Pretty Woman  a du mal à perdurer, l’histoire d’amour incroyable plaît toujours autant mais la femme moderne a d’autres rêves que celui de se faire enchainer à une carte de paiement ne lui appartenant pas, risquant à la première dispute de se faire rappeler avec délicatesse le trottoir d’où elle vient.

Ce film, dans la ligne de mire des socialistes et des féministes, n’a peut-être pas l’image adéquate pour la période actuelle mais cela ne nous fera pas oublier la plus grande réplique de l’histoire du cinéma populaire : «C’est 50 pépé ! Pour 75 mamie peut mater».

On retient :

  • Le t-shirt blanc rentré dans le jeans taille haute longueur 7/8 avec le blazer noir.
  • Le tailleur bermuda sous le genou.
  • La fourchette à salade a trois dents mais peut en avoir quatre.
  • La cuissarde que l’on retrouve chaque hiver (de préférence non vernie).
  • La lotus Esprit Turbo SE  fait usage de 4 cylindres, possède un Turbocompresseur et 264 chevaux (modèle également utilisé par Sharon Stone dans Basic Instinc).

On oublie :

  • Mâcher du chewing-gum.
  • Les escargots si on n’est pas initié.
  • Chanter Prince  avec son Walkman waterproof alors qu’il y a des gens dans la pièce à côté.
  • Le roulage en boule de billets de 100$ au fond du sac.
  • La perruque blonde.

On écoute :

  • It must have been in love – ROXETTE
  • Fame 90 – DAVID BOWIE
  • Wild women do – NATALIE COLE

Et l’inévitable Pretty Woman de Roy Orbison, en balançant toutes ses fringues de l’armoire juste pour le plaisir d’un moment de folie.

LA SCENE DU BALCON

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